Libre-R et associés : Stéphanie - Plaisir de lire

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Virginie Grimaldi : Chère Mamie

Chère Mamie de Virginie Grimaldi   5/5 (16-12-2018)

 

Chère Mamie (231 pages) est disponible depuis le 31 octobre 2018 chez Editions Fayard /  Le livre de poche.

 

 

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L'histoire (éditeur) :

 

Des chroniques de voyages délirantes, présentées sous forme de cartes postales adressées par la narratrice à sa grand-mère.

 

Mon avis :

 

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Voilà, le ton est donné.

 

Virginie Grimaldi  se livre (parce que, quand même,  partager les messages adressés à sa grand-mère, quand bien même ceux-ci ont été posté à l’origine sur Facebook,  avec des centaines de milliers de lecteurs (quoi ? je vois grand ? j’exagère un peu ? oh si peu….), c’est partager un peu de son intimer et se dévoiler).

 Mais Virginie Grimaldi se livre avec style ! Entendez par là avec panache, dérision, émotion, tendresse, humour et sincérité.

 

Chère Mamie c’est une année de correspondance (à sens unique) entre l’auteure et sa grand-mère, c’est une photo accompagnée de courtes scènes de vie ordinaire et de petits moments du quotidien (parfois qui sortent aussi souvent de l’ordinaire), un échange tout ce qu’il y a de plus classique, si ce n’est toute l’extravagance de l’auteure et son petit grain de folie qui fait son charme. Alors, cocasseries, échanges surprenants, moments un peu fous (qu’on a tous plus ou moins vécus, parfois pas du tout il faut bien l’avouer aussi –cf le coup des chaussures !!!) viennent pimenter un échange plein de tendresse.

 

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Oh Virginie, comment te dire ? Oui, je te dis désormais « tu » et t’appelles « Virginie » mais bon, tu imposes aussi un peu ça (et pardon de te culpabiliser suce point), cette proximité et ce sentiment de faire un peu partie de tes proches (ou du moins d’avoir une certaine forme de complicité). Mon caractère bien trop timide n’a habituellement pas ce naturel pour le tutoiement et encore moins pour l’aisance (d’ailleurs, je dois t’avouer que la petite tête blonde que tu reconnais systématiquement aux dédicaces, soirées de lancement et autres événement littéraires auxquels nous nous croisons, n’arrive toujours pas à te dire combien elle aime ce que tu fais, n’arrivant à peine qu’à bredouiller un simple « Stéphanie » pour la dédicace). Mais, là, forcément, après la lecture de ce Chère Mamie, impossible de ne pas se sentir proche de toi ! Tu es un rayon de soleil que je n’ai pas pu m’empêcher de faire entrer dans la vie de mes copines, espérant sachant que tu risquais de leur faire beaucoup de bien avec tes roman, mais ce recueil  surpasse le reste en terme de « positive thérapie ».

 

Sans tourner les situations à la dérision, Virginie Grimaldi arrivent à capter et à rendre toute la drôlerie de ces petits moments, ces petits détails qui font de grands souvenirs. Elle dédramatise les petits tracas, elle fait de ses micro-péripéties d’incroyables souvenirs.

Je me suis retrouvée dans beaucoup de ses posts. Comme le gosse qui, même malgré nos interdictions, marche avec ses chaussures dans la mer et qui, évidemment, ensuite se plaint d’avoir froid ou comme cette odeur, celles des anciens occupants du logement dans lequel on vient d’emménager, tenace, qui vous empêche de vous sentir chez vous pendant plusieurs semaines, ou encore comme la crise de somnambulisme à laquelle j’ai assisté ado, mon frère arrivant tranquillou dans ma chambre faire sa petite affaire…). Il y a aussi les mots d’enfants, les actes et les paroles de son petit homme qui ressemblent tant aux autres.

 

J’ai adoré les blagues de Virginie Grimaldi à sa grand-mère qui montrent tout leur complicité, des clins d’œil, des confessions et aussi des échanges tout simple de tous les jours qui font chaud au cœur, les petites victoires, les grandes fiertés (comme celle d’avoir réussi un gâteau dinosaure).

Chère Mamie c’est des chutes à chaque carte postale pour encore plus de drôlerie, la famille, les amis, la simplicité de la vie, la nourriture, des déjeuners et des en-cas, des pieds qui puent, des chutes encore mais celles qui font mal, des piscines (parfois très froides), des culs nus (et pas qu’à la plage), la mort (l’auteure y décède régulièrement), de la mauvaise foi (« Je me suis levée à 8 heures (et 120 minutes). » Page 147 –Bordeaux, le 10 novembre), de spécialités régionales et de gastronomie….

 

A l’image de ses polaroïds, Virginie Grimaldi nous fait part de ses instantanées de vie, de bonheur et d’amour.  C’est que du bonheur !!!!!

 

Pour souhaiter une bonne année à vos proche, un conseil : offrez-leur ce petit livre vous ferez plus d’un heureux (vous d’abord, parce que ça fait tellement plaisir d’offrir un chouette cadeau, le lecteur ensuite qui passera un merveilleux moment et enfin des centaines d’enfants malades car tous les bénéfices sont reversés à l’association Cékedubonheur).

 

 



13/01/2019
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